CURIOSITES
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INTRODUCTION du chapitre:SOLEIL et OMBRES...... Les ombres que la montagne crée autour d’elle vous ont certainement intrigué. La photographie suivante vous en donne un exemple. Ces ombres immenses se déplacent au cours du temps, de la journée et aussi au cours de l’année. Ces ombres sont bienvenues l’été: on aime s’y délasser. Elles rendent alors tel sentier frais et agréable. Mais l’hiver, elles sont terribles et glacées: elles assombrissent tel fond de vallée, le remplissent de glace et de givre. Les hommes qui habitent ces lieux désirent alors ardemment le retour du soleil, ou encore, ils voudraient bien que tel sommet, qui dérobe la vue du soleil, soit arasé. Mais ce vœux n’a aucune chance d’être réalisé dans des jours prochains! On peut alors, à défaut, essayer de prévoir quand le soleil va réapparaître. Nous considérons que le ciel est sans nuage, condition souvent remplie dans le Briançonnais. Dans un premier temps, nous ne considérons que les ombres créées par les montagnes ; celles qui résultent de bâtiments, d’arbres,.... ne sont pas prises en compte, mais peuvent l’être ultérieurement. Les conditions d’ensoleillement, ou encore de l’apparition des ombres créées par les montagnes, ont essentiellement deux causes.
De tous temps, ces phénomènes ont eu des conséquences pratiques très importantes. L’homme a souvent tenu compte de l’ensoleillement pour choisir le lieu où il a implanté son habitation et développé ses cultures. La notion d’ensoleillement figure dans beaucoup de noms de lieux, tel l’adret, ou adroit (versant exposé au soleil) et l’ubac (versant à l’ombre). Parmi les anciens conscients de ces phénomènes, déjà Virgile écrivait dans Les Bucoliques : « Majoresque cadunt altis de montibus ombrae » : « Et les ombres, tombant du haut de la montagne, s’allongent ». Plus près de nous, on lit sur certains cadrans solaires du Briançonnais : « Sans ta clarté et ta chaleur nous n’aurions ni heure ni fleur » ou encore « Sans le soleil je ne suis rien.... » (R. Blanchart "Les cadrans solaires" Editions Transhumances, Janvier 1997). Par ailleurs, des dictons de Freissinières, disent que « Le soleil va de Pallon au Grand Pinier le 25 février » et que « La Byaisse voit le soleil à partir du 10 mars ». De l’autre coté de l’Atlantique, le musicien de Jazz Louis Armstrong, évoque l’ombre que font les montagnes modernes, que sont les gratte-ciel, dans sa composition célèbre « The sunny side of the street » : « Le coté ensoleillé de la rue ». Le monde moderne a besoin de connaître les lois de l’ensoleillement.
Le premier mode de détermination de la loi d’ensoleillement en un lieu donné consiste à noter jour après jour les heures d’apparition et de disparition du soleil. C’est ce que faisaient souvent les anciens. Ce procédé est certes intéressant, mais il nécessite la collecte d’observations durant une année en chacun des lieux concernés. Cette méthode est tout à fait applicable lorsqu’il s’agit, par exemple, du domicile de l’observateur. Elle ne fonctionne plus dès qu’on s’éloigne d’un lieu fréquenté, à moins que le lieu en question soit observable à distance. Les nouvelles technologies , notamment l’informatique, fournissent aujourd’hui des moyens à la fois simples et puissants d’accéder à la prévision de ce type d’information à partir d’une série de mesures effectuées sur place ou, parfois, sans qu’il soit même nécessaire de se rendre sur les lieux. Quel est le principe du procédé qui est utilisé?
Des commentaires analysent le lien entre l’ensoleillement et les reliefs associés à ces lieux, qui peuvent être extrêmement différents. La conclusion propose des extensions du procédés. ATTENTION: L’observation du soleil peut être à l’origine de très graves troubles oculaires. L’utilisation de lunettes spéciales du type de celles développées lors de l’éclipse du soleil du 11 août 1999 est indispensable.
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