CURIOSITES  

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CONCLUSION

    Ces résultats suscitent plusieurs remarques : un bilan des cas d’ensoleillement étudiés, et aussi l’évocation d’autres applications.

BILAN DES GRAPHIQUES D’ENSOLEILLEMENT

   Les huit cas que nous venons de traiter nous semblent suffisamment différents pour décrire les types d’ensoleillements caractéristiques de l’Argentièrois.

    Vallouise - La Casse correspond à un lieu très peu encaissé ; en comparaison de l’ensoleillement en plaine, celui - ci n’est ici réduit que d’environ une à deux heures, le matin et le soir.

    Le centre de l’Argentière, situé dans une vallée orientée Nord - Sud, voit son ensoleillement réduit de deux à trois heures le matin et le soir, sensiblement de la même façon en toute saison.

    Freissinière - Ville est situé sur le flanc « adret » d’une vallée orientée Est - Ouest. L’ensoleillement est compris entre deux et dix heures l’hiver ; aux autres saisons il est proche d’une valeur maximale.

    Aux Viollins, situés au creux de la même vallée orientée Est - Ouest, le soleil se cache durant une bonne partie de l’hiver. Heureusement qu’une échancrure, vers le Sud - Ouest, le laisse apparaître à l’automne et au printemps.

    Les trois cas suivants, La Gorge, Dormillouse - Les Enflous et Dormillouse - Romans correspondent sensiblement aux même coordonnées, mais l’altitude croît lorsqu’on passe d’un lieu à l’autre. Si le cas de la Gorge est voisin de celui des Viollins, Dormillouse bénéficie de la trouée vers le Sud constituée par le Val Fangeas : l’ensoleillement n’y est jamais inférieur à trois heures et demi.

    Chichin est barré vers le Sud par avec une chaîne élevée : le soleil n’y parvient pratiquement pas en décembre et janvier. On comprend pourquoi le troupeau transhumant quitte cet alpage vers le dix septembre: la durée d’ensoleillement n’y est plus que de sept heures.

    Notons que, pour un lieu donné, l’accroissement d’altitude correspond à une augmentation de la durée d’ensoleillement. Ainsi, à un accroissement de l’altitude correspond une tendance vers le diagramme « lever et coucher sur les crêtes ».

    Notons que ce procédé a fait l'objet d'une publication dans le Dauphiné Libéré du 19 août 2001, concernant, l'été, les heures auxquelles il est possible de profiter de la fraîcheur de l'ombre pour monter par le sentier au village de Dormillouse.

EXTENSION DU PROCEDE

    Mis au point pour prévoir l’influence de l’ombre des montagnes, ce procédé peut aussi s’appliquer en tout autre lieu. La connaissance de la loi horaire du soleil peut être utilisée à d’autres fins : par exemple, elle peut nous indiquer à quelles heures telle ou telle fenêtre d’une maison va recevoir les rayons du soleil. Dans ce but, nous avons conçu un dispositif constitué d’un graphique de la loi horaire du soleil sur laquelle on positionne une barrette en fonction de l’azimut de l’axe d’observation que l’on mesure à l’aide d’une boussole. Ce procédé est utilisé par des architectes et des agents immobiliers.

    On peut aussi étendre le procédé à la prise en compte d’ombres créées par des bâtiments voisins. En effet, ces derniers occultent le soleil de la même façon que les montagnes si, pour le même azimut, ils occupent une hauteur supérieure à celle du soleil. A cet égard, nous donnons figure 30 un tel résultat correspondant à la vue de notre jardin de Villeneuve d’Ascq.

Figure 30. Exemple de diagramme d’ensoleillement appliqué à une habitation.

 

Villeneuve d’Ascq, mars 2006.

 

Bibliographie

R. BLANCHART « Les cadrans solaire » Editions Transhumances Janvier 1997.

Ephémérides Astronomiques. Annuaire du Bureau des Longitudes. Masson. Paris, Milan, Barcelone, Bonn

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